Démographie et souveraineté, le triste exemple du Kosovo
La Suisse a été parmi les premiers Etats à se prononcer en faveur de l’indépendance du Kosovo grâce au lobbying zélé de l’inénarrable socialiste Mme Micheline Calmy-Rey, toujours prompte à violer notre neutralité armée pourtant garantie par la Constitution fédérale (Art. 175 et Art. 185). Le principe de « neutralité active » en vogue au Département des Affaires étrangères (DFAE) ne suffit cependant pas expliquer un tel enthousiasme pour la création du premier Etat islamique en Europe, en plein cœur du foyer de la culture serbe orthodoxe.
La radicalité de ce positionnement s’explique sans doute trivialement par un fait démographique : la présence en Suisse de quelques 200′000 albanais du Kosovo (souvent mal intégrés et allocataires), empêche évidemment toute position sage sur la question. Cette communauté allogène compacte (10% de la population kosovare totale!), surreprésentée dans les milieux criminels, forme aujourd’hui une véritable cinquième colonne influant directement sur notre politique étrangère. Pour preuve, on la surnomme à Berne ironiquement « le 27ème canton », dont la population dépasserait virtuellement celle du canton de Neuchâtel.
La Confédération s’aligne donc sans réserve sur la volonté des puissances océaniques, dont les USA qui soutiennent farouchement l’irrédentisme musulman en occident chrétien, tout en nous poussant à guerroyer le mahométan dans les sables lointains. Cette contradiction flagrante s’explique sans doute par le fait que le Camp Bondsteel se trouvant au Kosovo (non loin d’un important pipeline…) a vocation à devenir la plus grande base étasunienne en Europe, après celle de Ramstein en Allemagne.
L’indépendance du Kosovo est d’autant plus dangereuse qu’elle risque de créer un précédent, une sorte de « jurisprudence » dont pourront se servir les autres mouvements indépendantistes en Europe. En effet, une fois les velléités sécessionnistes kosovares comblées, comment pourra-t-on légitimement refuser celles des corses, des bretons ou des basques ? Plus grave encore : l’accession à l’indépendance du premier Etat islamique en Europe risque de donner des idées autonomistes à d’autres musulmans installés sur le sol européen, notamment dans des régions comme la Seine-Saint-Denis, où ces derniers ont vocation à devenir majoritaire dans les prochaines décennies, en raison de leur taux de fécondité supérieur à celui des européens de souche.
D’ailleurs, ce triste scénario n’est-il finalement pas celui de l’histoire récente du peuple serbe ? Peu à peu minoritaire sur sa propre terre par la force des ventres et la pression migratoire, les nouveaux venus sont devenus majoritaires et ont finalement réclamé leur droit à l’autodétermination (et les crédits qui vont avec…), en vertu du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ceci prouve une fois de plus qu’une immigration de peuplement subie – de surcroît sans volonté assimilationniste – représente à terme un grave danger pour la souveraineté du pays hôte, en particulier lorsque la culture et la religion des migrants allogènes diffèrent grandement de celles des indigènes qui les accueillent.
Osons un petit procès d’intention : en soutenant le droit de vote des étrangers et l’indépendance du Kosovo, Mme Calmy-Rey espère sans douter flatter ce nouvel électorat, afin de rabattre quelques futures voix pour son parti par un hypothétique renvoi d’ascenseur. Stratégie socialiste classique qui se révélera probablement inopérante à long terme, les populations des Balkans étant généralement issues de traditions patriarcales et nationalistes, pas franchement en phases avec les valeurs molles des sociaux-démocrates du PS. La « balkanisation » progressive de notre société fait donc partie du plan de ceux qui veulent brader notre souveraineté, afin de livrer la Suisse pieds et poings liés aux nouveaux baillis mondialistes de Bruxelles.
Une fois de plus, la Suisse aurait eu tout intérêt à préserver son indépendance et sa neutralité, y compris sur le plan de sa politique migratoire. L’Histoire en général et celle des Balkans en particulier, nous enseigne qu’une société multi-culturelle finira toujours par devenir une société multi-conflictuelle. Par conséquent, repassons le film de l’immigration allogène à l’envers, relançons la natalité indigène, et donnons la priorité à une immigration de travail à haute valeur ajoutée issue prioritairement des pays de l’UE, donc facilement soluble dans le corps social constitué. Ceci afin de préserver l’harmonie dans la Cité et d’éviter son atomisation en communautés ethno-religieuses, qui finiront toujours par réclamer leur part du gâteau contre l’intérêt supérieur de la Patrie !
ASIN Vaud