18/02/10 – 14h00 LAUSANNE (NOVOpress) – Pour le moment, les enfants de clandestins sont scolarisés mais ne peuvent conclure de contrat d’apprentissage à la sortie de l’école obligatoire. La municipalité de Lausanne souhaite changer cela et proposer des places d’apprentissages dans son administration communale aux clandestins. Cette décision qui sera soumise au Conseil communal est une première suisse.
Le municipal socialiste Oscar Tosato a lancé la polémique, pour lui c’est le manque de formation chez les clandestins qui est la plus grande cause d’insécurité et de violences chez les jeunes. Il est prêt à défier les lois fédérales pour pouvoir faire passer sa proposition qui a de grandes chances de succès du fait de la majorité de gauche au Conseil communal. La ville compte aussi tout faire pour valider les certificats de ces futurs apprentis dans tout le canton vaudois et demander d’ouvrir aux clandestins les portes de plusieurs écoles professionnelles à plein-temps. La municipalité compte aussi jouer sur le droit international avec la Convention des droits de l’enfant pour faire pression à Berne.
Actuellement, entre 200 et 300 enfants de clandestins sont scolarisés à Lausanne et une vingtaine d’entre eux termine l’école obligatoire chaque année. Il n’est pas certain que ces chiffres varient grandement si la proposition est appliquée. En décembre 2009, le taux de chômage a atteint 8.2% à Lausanne comme le montre cette statistique et le taux de rupture de contrat d’apprentissage est toujours plus élevé dans le canton vaudois que dans les autres cantons romands.
[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://ch.novopress.info]