Russie, les impasses d’une mémoire blessée : complexe post-impérial et perspective altereuropéenne
Que reste-il de notre victoire ? Russie-Occident : le malentendu
par Natalia Narotchnitskaia, Editions des Syrtes, 208 pages, 18 euros.
Dans un contexte de tensions et d’incompréhension croissantes entre une Russie renaissante et un Occident américanocentré, les éditions des Syrtes ont été bien inspirées de publier un petit essai qui tombe à pic. Celui-ci est l’œuvre de Natalia Alexeevna Narotchnitskaia, une des figures de proue de la mouvance patriotique russe et, de ce fait, le porte parole de bon nombre de ses compatriotes (1).
Née en 1948, personnalité éminente de l’Orthodoxie politique, cette historienne, membre de l’Académie des sciences, fut élue député du parti Rodina et occupa le poste de vice-présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Douma. Farouche partisane d’une « civilisation orthodoxe » singulière fondée sur la prédominance des Russes ethniques, Narotchnitskaia s’est signalée par ses critiques de la globalisation et des mécanismes supranationaux. Partisane d’un maintien des souverainetés étatiques et nationales, elle s’est fait aussi connaître par ses vigoureuses prises de positions contre la désagrégation de la Yougoslavie et l’implication de l’Otan, ce jusqu’à la récente proclamation d’indépendance du Kosovo. Son premier ouvrage traduit en français est donc un événement éditorial, d’autant plus qu’elle dirige depuis peu un Institut russe de la démocratie et de la coopération, basé à Paris, qui vise notamment à observer les atteintes aux droits de l’homme en Occident. Polémique et passionné, son livre, desservi par une traduction parfois approximative, se présente comme un appel véhément lancé à l’opinion publique occidentale.
« le souvenir de la victoire est la pierre angulaire de la conscience nationale séculaire qui empêche la disparition de la Russie »
Narotchnitskaia bâtit son propos autour de la question sensible de la victoire soviétique du 9 mai 1945 au terme de cette Grande Guerre Patriotique menée contre l’envahisseur « fasciste ». Cette dernière aurait rétabli le territoire de la Russie historique et permis à l’URSS de retrouver son statut de grande puissance perdu en 1917, puis ultérieurement en 1990. Elle aurait, de plus, sollicité le sentiment national et la solidarité spirituelle du peuple russe. Narotchnistskaia s’élève vigoureusement contre ce qu’elle décrit comme des tentatives répétées de l’Occident pour ternir la mémoire de ce moment clé, celles-ci devant prouver que « le souvenir de la victoire est la pierre angulaire de la conscience nationale séculaire qui empêche la disparition de la Russie ». Dès lors, toute ébauche de critique, qu’elle émane d’historiens dénonçant les détachements de barrage du NKVD ou de Lettons réécrivant l’histoire « à des fins politiques » est vouée aux gémonies. Ne parlons même pas du pacte Molotov-Ribbentrop et ses fameux protocoles secrets, de l’héritage de Yalta ou des thèses de l’historien allemand Ernst Nolte concernant le « nœud causal » entre communisme et national-socialisme (2). Les pages sombres de cette période, sujets qui fâchent, sont allègrement passées à la trappe: rien sur les millions de victimes de la répression, des déportations ou du Holodomor, la famine génocide en Ukraine de 1932-1933 (3).
Un responsable du FMI : “Le développement des biocarburants est responsable pour 70% de la hausse récente des prix du maïs et pour 40% de celle des graines de soja”
“Le développement des biocarburants est responsable pour 70% de la hausse récente des prix du maïs et pour 40% de celle des graines de soja”, a estimé John Lipsky, le numéro deux du Fonds monétaire international, dans un discours qu’il a prononcé jeudi 1er mai à New York, devant le très cosmopolite Council on Foreign Relations
M. Lipsky a souligné le lien direct entre les politiques de promotion des biocarburants dans les pays développés et la hausse exponentielle des prix des denrées alimentaires de base dans les pays dits émergents, faisant remarquer que les éventuels bénéfices économiques des biocarburants sont totalement annulés par leurs effets inflationnistes.
Emeutes de la faim en Egypte, au Maroc, aux philipines, en Indonésie, en Haïti, au Nigéria, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Mozambique, en Mauritanie, au Sénégal, au Burkina Faso… Les “bobocarburants”, naguère encore portés aux nues par nos écolos patentés apparaissent désormais pour ce qu’ils sont : un crime contre l’humanité. Là encore, on peut douter que les casseurs des économies traditionnelles soient un jour les payeurs…
Henri Dubost pour Novopress
[cc] Novopress.info, 2008, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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Déclaration de Mohamed Sabaoui, sociologue de l’université catholique de Lille, d’origine algérienne, naturalisé français, apparemment publié dans “Le paradoxe de Roubaix“, Plon 1996.
« Notre invasion pacifique au niveau européen n’est pas encore parvenue à son terme. Nous entendons agir dans tous les pays simultanément. Comme vous nous faites de plus en plus de place, il serait stupide de notre part de ne pas en profiter… Nous serons votre Cheval de Troie ».
« Les Droits de l’homme dont vous vous réclamez, vous en êtes devenus les otages. Ainsi, par exemple, si vous deviez vous adresser à moi en Algérie, ou en Arabie Saoudite, comme je vous parle maintenant, vous seriez, dans le meilleur des cas, arrêtés sur-le-champ. Vous autres Français n’êtes pas en mesure d’imposer le respect à nos jeunes ».
« Pourquoi respecteraient-ils un pays qui capitule devant eux ? On ne respecte que ce qu’on craint. Lorsque nous aurons le pouvoir, vous ne verrez plus un seul Arabe mettre le feu à une voiture ou braquer un magasin… »
Lancé en juin dernier les initiateurs ont jusqu’au 7 février 2009 pour récolter les 100.000 signatures nécessaires.
«Pour la liberté d’expression - non aux muselières», vise à compléter la Constitution fédérale en précisant que la liberté d’expression est garantie dans tous les cas et ne peut être restreinte par aucune disposition légale.
Si l’initiative est acceptée par la majorité du peuple et des cantons, la norme pénale antiraciste art 261 bis devra purement et simplement être retirée.
La récolte de signature a déjà commencé et le formulaire est disponible ici.
Une journée ordinaire dans des contrées d’amour, de paix et de tolérance.
Jordanie : il tue sa sœur pour laver l’honneur familial
Un jeune homme de 22 ans a tué sa soeur, qui était enceinte, pour des raisons relatives à l’honneur de la famille.
La victime âgée de 20 ans a reçu trois balles fatales à la tête qui lui auraient été tirées par son frère dans la maison de ses beaux-parents à Amman mercredi soir.
« Le suspect a déclaré à la police avoir tué sa sœur pour laver l’honneur familial » ont révélé des sources.
La victime serait la cinquième à être assassinée depuis le début de l’année dans ce qu’on appelle des crimes d’honneur, selon le journal.
L’an dernier, 18 personnes au total avaient été tuées pour des raisons d’ « honneur » en Jordanie selon des sources officielles.
Il rêvait d’un retour triomphal en Valais, pavé de roses comme le chemin de la cathédrale de Sion où il se mariera cet été. Mais pour Christophe Darbellay, la route du Vieux-Pays est soudain semée d’épines. Au point que pour le président du PDC suisse, la promenade de santé qui devait l’amener au Conseil d’Etat valaisan au printemps 2009, se transforme en course d’obstacles.
Dernière haie en date à s’être dressée devant lui, l’affaire de ce député PDC sniffeur de cocaïne, que Christophe Darbellay somme désormais de démissionner. Simple péripétie pour le jeune premier de la politique suisse. Le vrai danger pour sa carrière est ailleurs. En clair, dans la réputation de comploteur que le Valaisan a héritée pour avoir prêté la main à la gauche, le 12 décembre dernier, afin d’évincer Christoph Blocher.
Ce rôle éminent, Christophe Darbellay en semblait d’abord très satisfait, comme on l’a vu dans le documentaire polémique diffusé dimanche dernier sur la TSR. Aujourd’hui, il tente désespérément de s’en débarrasser, comme du sparadrap du capitaine Haddock. Or, malgré toutes ses gesticulations, le sparadrap lui colle au doigt. Les admirateurs de Blocher, et il y en a jusque chez les conservateurs du PDC valaisan, ne manqueront pas de lui faire payer.
Christophe Darbellay le sait. Déboulonner Christoph Blocher était certes un magistral coup politique. Pas un coup décisif. Faute d’avoir prévu la suite, faute en clair de s’être entendus sur l’esquisse d’une politique commune sur quelques dossiers-phares (l’Europe, la sécurité, les retraites), les alliés du 12 décembre ont laissé l’UDC se relever .
Improvisateur, pour ne pas dire versatile, Christophe Darbellay s’est ainsi laissé embarquer dans une affaire politique qui le dépasse. Les balais sont fous, et il ne sait plus comment les arrêter. Le prochain coup de torchon pourrait bien être pour l’apprenti sorcier.
Les élections du 11 mai prochain au Kosovo font couler beaucoup d’encre. Les Albanais du Kosovo, les Etats Unis ainsi que l’ONU exhortent les Serbes de ne pas organiser leurs propres élections, qui seraient selon eux contraire à l’unité du nouveau pays. On reproche donc aux Serbes du Kosovo ce que l’on a toujours encouragé chez les Albanais avant la proclamation d’indépendance.
Pourtant, le 11 mai prochain il y aura deux élections municipales au Kosovo. Une à Leposavic, ville du nord dans laquelle trois jeunes serbes ont été blessés par une explosion de Grenade voici quelques jours, et une autre à Kosovska Mitrovica (zone serbe). Trois listes se présentent à Kosovska Mitrovica. Deux d’entre elles sont les émanations des partis politiques nationaux, mais la troisième est une liste locale menée par Dragan Spasojevic. Dragan est un des leaders de la résistance serbe du Kosovo dont le père avait été tué par un sniper albanais en mars 2004. Sa liste s’intitule « pokret za Kosovsku Mitrovicu » (mouvement pour Kosovska Mitrovica). Ses principales directives s’adressent avant tout à la jeunesse serbe, car c’est dans cette jeunesse que se trouve l’espoir de reconquête. Le combat pour Mitrovica serbe est un combat démographique. C’est pour cela que Dragan Spasojevic et son équipe souhaitent recréer un dynamisme économique et permettre ainsi aux jeunes serbes de rester vivre au pays, en ayant un travail, en pratiquant un sport, une activité, bref de pouvoir y vivre normalement et en paix…
Dragan sait qu’une terre que l’on abandonne est une terre perdue, si il est élu il fera donc tout pour permettre aux serbes de vivre en sécurité à Mitrovica nord.
Sa logique est complètement locale par opposition aux deux autres listes qui appliquent les directives politiques telles qu’elles peuvent être vues depuis Belgrade. Dragan Spasojevic milite pour un Kosovo serbe au sein d’une Europe civilisationelle forte et unie. Son combat pour Mitrovica est donc un combat local qui s’inscrit dans une lutte globale. Nous ne pouvons que soutenir sa candidature et l’encourager à continuer.
Arnaud Borella pour Novopress
[cc] Novopress.info, 2008, Article libre de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
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Retrouvez l’interview de Dragagn Spasojevic de juin 2007 ici
Les paysans sont capables de vaincre la faim – si on les laisse faire
Pour trouver des solutions structurelles à la crise alimentaire mondiale, il n’est pas nécessaire d’aller chercher bien loin. Le modèle de l’agriculture vivrière est connu de tous. En Suisse, l’expérience du magasin-garage de Rudolfstetten montre qu’il est possible de revenir à ce mode d’exploitation tout en l’adpatant aux conditions de vie actuelles.
Les effets secondaires nuisibles de la crise immobilière aux USA ont leurs répercussions dans le secteur alimentaire. Car après la crise immobilière l’argent des fonds de pensions par exemple est investi dans le secteur alimentaire. Les conséquences en sont que les céréales, avant d’arriver au moulin passent par plusieurs mains de spéculateurs.
En Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Sénégal, à Haïti, au Mexique et à d’autres endroits des émeutes violentes causant de nombreux blessés et des morts ont éclaté à cause des fortes augmentations du prix du blé, du maïs et du riz. Dans divers pays asiatiques les tensions sociales augmentent. Les plus pauvres des pauvres se défendent contre l’augmentation des prix de leurs aliments de base qui ont explosé en l’espace de quelques mois et qui sont devenus inabordables pour leur alimention.
Maintenant, des transformations radicales sont exigées dans la production agraire. C’est la conclusion tirée aussi par le Conseil mondial de l’agriculture, soutenu aussi par la Suisse, dans un rapport qui a été soumis à l’Unesco. Ce rapport dit qu’avec la libéralisation du commerce dans le secteur alimentaire, les pays les plus pauvres sont les perdants. L’exploitation intensive des monocultures et des plantes génétiquement modifiées augmenterait bien la production, mais les bénéfices, ce sont des autres qui les encaissent, pas les agriculteurs. Des experts mettent en garde contre les dangers de la biotechnologie et la production de carburants « bio ». Avec des plantes génétiquement modifiées, les pratiques locales de la culture et les plantes locales seront évincées et les petits paysans passent à la trappe.
Face aux prix qui augmentent et à la pénurie des aliments sur le marché mondial, c’est une nécessité actuelle de revenir au ravitaillement régional par les petits paysans. Retournons donc au ravitaillement local et réjouissons-nous d’un projet réussi « Le magasin-garage » de la famille Schabrun à Rudolfstetten (Suisse).
Birmanie : la dévastation des rizières du pays va aggraver la pénurie mondiale
Le passage du cyclone Nargis, qui a durement frappé les zones rizicoles du sud du Myanmar, pourrait avoir un impact désastreux sur certains pays voisins, qui comptent sur ce pays pour faire face à d’importantes pénuries.
Les efforts qu’on convenus de déployer en fin de semaine les pays de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) pour « garantir la stabilité des cours » du riz risquent de se heurter à la nouvelle donne imposée par le cyclone Nargis.
Car s’il faut déjà déplorer ces 20 000 vies fauchées par son passage au sud du Myanmar, son impact sur l’offre mondiale de riz doit aussi rentrer en ligne de compte.
L’ancienne Birmanie n’est pourtant pas un exportateur majeur de riz en Asie, loin derrière les géants que sont la Thaïlande et le Vietnam, qui exportent dans les millions de tonnes chaque année, contre quelques centaines pour ce régime militaire adepte de l’autarcie.
Mais la dernière année a bouleversé le marché du riz, aliment de base en Asie, au point où des joueurs jusqu’ici secondaires se retrouvent maintenant à jouer un rôle crucial.
En moins d’un an, le prix du riz a triplé sur le marché mondial, sous la pression double d’une spéculation effrénée et de mesures protectionnistes adoptées par des pays, tels le Vietnam et l’Inde, pour protéger leur consommation intérieure de cette même spéculation.
Reykjavik, Islande: l’appel à la prière islamique comme projet artistique
Le blog danois Hodja rapporte que l’étudiant en arts Thórarinn Jónsson a réalisé une ‘sculpture sonore’ sous la forme d’un enregistrement de la prière islamique qui sera diffusé du balcon de l’Académique Islandaise des Arts à Reykjavík pendant une semaine ce mois-ci.
Selon Jónsson, la motivation à la base de cet oeuvre est de fournir un contrepoids à l’image négative qu’a l’islam dans le monde occidental, selon le journal Morgunbladid reports.
« Les appels à la prière chantés au Moyen-Orient sont très beaux et très lyriques », a déclaré Jonsson. L’enregistrement sera diffusé cinq fois par jour pendant une semaine, pendant une minute àchaque fois.
Le journal Iceland Review rappele que Jónsson est étudiant dans cette académie depuis février. Il a été suspendu du Ontario College of Art and Design (OCAD), au Canada, en décembre, après avoir placé une fausse bombe - un autre de ses projets artistiques ! - au Musée Royal de l’Ontario, ce qui avait été la cause d’une alarme importante, et de l’annulation d’un vernissage au profit d’une organisation caritative
Souhaitons à Monsieur Jónsson que l’islamisation du continent touche aussi au plus vite et massivement son havre de paix nordique. Ainsi saurons-nous si il trouve les cris des adultères qu’on lapide et les râles des homosexuels pendus à des potences aussi « beaux et lyriques » que l’appel du muezzin.
« Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel mais on n’a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées devant un tribunal. C’est un véritable fiasco », déclare Mike Neville, responsable du bureau des images, identifications et détections visuelles de Scotland Yard.
Dans la décennie 1990, le ministère de l’Intérieur a consacré 78% de son budget de lutte contre la criminalité à l’installation de caméras de vidéo-surveillance. Il y en a 4,2 millions dans le pays, soit une pour 14 Britanniques. Un individu peut être filmé jusqu’à 300 fois par jour.
Mais 3% seulement des vols sur la voie publique à Londres ont été élucidés grâce ces images.
Les caméras n’ont guère de rôle préventif, car les malfrats pensent qu’elles ne fonctionnent pas.
En réalité, les policiers rechignent à utiliser ces images, « parce que c’est un gros travail ».
Cela fait penser aux systèmes américains style Echelon qui sont censés tout voir et tout connaître dans tous les genres de transmission, et qui ne servent à rien, surtout pas à savoir qui fait quoi. Il est patent, par exemple, que les Américains ne savaient rien sur l’Irak de Saddam Hussein, parce qu’ils faisaient confiance à leur technologie (ou à des margoulins comme Ahmed Chalabi) et avaient abandonné le renseignement de terrain qui est seul fiable.
La Lybie ne pèse pas ses mots. Elle est fermement opposée à la nomination de Roberto Calderoli dans le gouvernement de Berlusconi. Si le coordonnateur de la Ligue du Nord, entre au gouvernement, “attendez-vous à des répercussions catastrophiques,” a déclaré vendredi le fils et héritier présomptif du colonel Mouammar Kadhafi, Saïf el-Islam.
Pourquoi une position aussi tranchée ? Parce que Roberto Calderoli, membre de la Ligue du Nord, ce parti populiste antimusulman, a déjà montré ses positions anti-islamiques. Souvenez-vous, le 15 février 2006, il avait déboutonné sa chemise devant les caméras de la RAI, dévoilant un tee-shirt illustré d’une des “caricatures de Mahomet” publiées par le quotidien danois Jyllands Posten.
Ce geste avait provoqué un scandale, et deux jours plus tard à Benghazi, le consul d’Italie avait échappé de justesse au lynchage. Mais pour disperser la foule, la police libyenne avait tiré. Bilan, onze morts.
Calderoli, alors à la tête du ministère des Réformes, avait été contraint à quitter le gouvernement. “C’est lui le véritable assassin des citoyens libyens tués en 2006,” s’est exclamé le fils Kadhafi.
Cette attaque virulente intervient alors que Silvio Berlusconi doit annoncer dans les jours à venir la composition de son gouvernement. Or, la Ligue du Nord est devenue un acteur incontournable, depuis les dernières élections dont elle sortie fortement renforcée. Son dirigeant brigue donc le ministère des Réformes.
L’ingérence de la Lybie dans la politique intérieure italienne a été dénoncée par Massimo D’Alema, le chef sortant de la diplomatie: “La formation du nouveau gouvernement est une affaire de stricte politique intérieure.”
Il y a des problèmes grandissants à New York avec les revendications des musulmans installés à Brooklyn. Qu’est-il arrivé exactement la semaine dernière à Bos Smith, un banquier qui travaille à Wall Street et ses deux amis, pendant qu’ils se promenaient dans le quartier de Bedford-Stuyvesant à Brooklyn en plein New York ?
Alors qu’ils se trouvaient sur la voie publique prenant en photo la mosquée Masjid At-Taqwa, un groupe de musulmans en colère survint et les entraînèrent de force dans la cave sous la mosquée pour les interroger.
M. Smith et ses compagnons furent interrogés par un personnage du nom de Ali Kareem qui leurs demanda notamment s’ils avaient une permission pour prendre des photos. Une vingtaine de musulmans en tenue de karaté se tenaient également dans la pièce.
Les trois hommes répondirent qu’ils se promenaient en touriste dans le coin, mais cela ne suffit pas à convaincre leur interrogateur qui commençait à montrer des signes d’impatience. Ce n’est que lorsque Bos Smith déclara qu’il admirait l’islam et le prophète Mohammed, qu’il désirait en savoir plus sur cette religion et cherchait des informations sur les modalités pour la conversion, que les musulmans se décrispèrent et qu’ils furent relâches.
Les évêques polonais se rebiffent contre la culture de mort
Les évêques polonais protestent contre la résolution de l’Assemblée permanente du Conseil de l’Europe appelant les gouvernements à promouvoir le droit à l’avortement :
« Le Conseil permanent de l’épiscopat polonais réuni à Jasna Gora [le sanctuaire de Czestochowa], en présence des évêques diocésains, exprime sa vive protestation contre cette résolution. Les évêques expriment leur ferme opposition face à la tentative d’imposer, par voie administrative, des principes opposés à la sensibilité fondamentale de la conscience humaine. »
L’épiscopat polonais est semble-t-il, pour le moment, le seul qui ait protesté, à ce jour, contre cette mortifère nouvelle pression du lobby de la culture de mort.
«Taxer notre initiative de muselière biaise déjà l’information des citoyens»
VOTATION. Coordinateur romand de l’initiative populaire «Souveraineté du peuple sans propagande gouvernementale», Dylan Karlen reproche au Conseil fédéral d’être arbitre et joueur durant les campagnes de votation.
L’initiative soumise au peuple le 1er juin veut limiter drastiquement l’engagement du gouvernement avant un scrutin. Coordinateur de l’initiative pour la Suisse romande, Dylan Karlen entend soustraire la volonté populaire à toute influence gouvernementale en limitant le message du Conseil fédéral à une information brève et unique à la population. Selon lui, le texte n’a pourtant rien d’une muselière.
Le Temps: Partez-vous du principe que le Conseil fédéral manipule lapopulation?
Dylan Karlen: Nous utilisons la métaphore du match de foot. LeConseil fédéral veut d’abord sepositionner dans le rôle de l’arbitre et dénoncer les éventuels arguments fantaisistes. Mais il endosse également le maillot de joueur lorsqu’il cherche à défendre un projet. Il ne s’agit plus d’information. Lorsque l’on part du principe que c’est le peuple qui décide, c’est donc à lui de tolérer un certain nombre d’arguments puis d’arrêter son choix. Le Conseil fédéral cherche trop à se positionner sous prétexte qu’il détiendrait la vérité. Par ailleurs, avec la puissance en termes de légitimité que possède un conseiller fédéral, il est difficile lors d’un débat de contredire les chiffres qu’il avance.
- La situation que vous dénoncez a-t-elle toujours eu cours?
- Non! Nous souhaitons revenir à une situation antérieure aux années 1990. Jusque-là, le Conseil fédéral a toujours fait preuve d’une certaine retenue. Ensuite, un changement de doctrine est intervenu. Le gouvernement n’a plus eu pour seul objectif d’informer la population mais bien plus de gagner les scrutins.
- Quelles votations vous apparaissent symptomatiques de la propagande que vous dénoncez?
- Le premier cas est celui de l’adhésion à l’EEE en 1992. Le Conseil fédéral a même reconnu s’être trop investi dans la campagne. Certains conseillers fédéraux en avaient fait un combat personnel. Certaines votations, dites cruciales, ont bénéficié de moyens accrus. Je pense aussi à l’adhésion à l’ONU. Au-delà des votations, certaines interventions, plus subtiles, relèvent déjà de la propagande. Le terme péjoratif «muselière», sorti du Palais fédéral et repris par les politiques et la presse, ne répond pas à la réalité de notre initiative. Ce terme biaise le débat en faisant en sorte que l’électeur ait un a priori.